James Bond – Spectre… L’ombre d’un bon film…

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Le 11 novembre dernier sortait sur les écrans le dernier opus des aventures de James Bond: Spectre. Ce 24ème film sur 007 est-il à la hauteur des attentes?

Nous allons directement vous donner notre conclusion: ce n’est pas un mauvais film… de là à dire que c’est un bon film…

Le bon…

La production est vraiment de qualité, mais il faut dire que les moyens étaient mis en oeuvre pour clore la série de James Bond démarrée avec Casino Royale. Nous retiendrons tout particulièrement l’incroyable plan séquence du début, qui place d’emblée la barre très haut. Après une scène d’ouverture aussi magistrale, le reste du film parait un peu plus terne tout de même.

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La brute…

La brute n’est autre que Daniel Craig. Pour le meilleur et pour le pire il aura révolutionné l’image de James Bond (et, non pas uniquement parce qu’il est blond…). Avec son physique, on l’imagine plus aisément boxeur qu’invité dans les galas mondains. Ce qui est parfait pour un film d’action, Daniel Craig, monolithique dégage une présence physique certaine à l’écran et  arbore tout au long du film un air menaçant mais paisible.

Le truand…

Malheureusement et c’est là que le bât blesse, le méchant n’est pas à la hauteur du film et de ce que promettait la bande-annonce. Comment peut-on ainsi sous-utiliser Christoph Waltz? C’en est presque criminel… Mais nous en reparlerons plus bas.

Vers un retour aux sources?

Alors que depuis Casino Royale, la série des James Bond, se voulait plus sombre, plus mature, plus réaliste (attention toutefois à l’amalgame facile: plus sombre ne veut pas dire intrinsèquement plus mature, n’est-ce pas WB/DC Comics…), le parti pris dans ce film semble hésiter entre l’ambiance des récent films et les clichés James Bondiens:

  • Les gadgets sont de retour, notamment sur l’Aston Martin DB10, pourquoi pas? Mais Daniel Craig qui utilise un siège éjectable et atterrit tranquillement en parachute dans la rue est en contraste total avec les précédents films.
  • James Bond est un tombeur, et tuer des gens est pour lui la meilleure des techniques de séduction… La séance de galipettes qui suit le moment où Léa Seydoux se tourne vers notre espion préféré en lui demandant: « Et maintenant? » est tellement risible qu’elle doit être parodique.
  • Mais le comble revient à l’inefficacité du grand méchant: il dévoilera bien sûr ses plans à un James Bond qui a avoué être venu pour le tuer, avant de l’enfermer dans des pièges « mortels ». Autant avouer qu’après l’excellente surprise qu’a été Kingsman, et le traitement radical de ce genre de cliché, le voir revenir dans une grosse production comme James Bond, qui est plus est le reboot « réaliste » de 007, diminue grandement l’impact du grand méchant.

Cet entre-deux constant dans le ton du film le rend un peu décousu… reste la victoire du marketing et du product placement : vous n’aimerez jamais autant Omega, Bollinger, Tom Ford, N. Peal… où comment l’homme aux excellents gadgets/objets et devenu l’homme-objet par excellence…

Sinon l’exposition consacrée aux véhicules de l’agent secret: « Bond In Motion » est un passage obligé pour tout fan de 007.

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